Paroisse Saint-Jean Baptiste

Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.

Paroisses Hebdo n°150

Patrick Desmedt

Saint Paul interrogeait déjà les Corinthiens : « Le Christ est-il donc divisé ? » mais les divergences n’ont cessé de s’accentuer entre les chrétiens au fil des siècles. L’extension du christianisme a fini par ignorer son origine juive. Les schismes ont éloigné les chrétiens. Pendant 19 siècles, le plan de Dieu pour l’Eglise, unique épouse, a été contrarié, pourtant Dieu n’est pas polygame !

La prière de Jésus : « Que tous soient UN comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » a commencé à être exaucée seulement à partir de 1910, avec la naissance de l’œcuménisme moderne. Le courant pentecôtiste, ou Renouveau charismatique appelé « courant de grâce » par le pape François et l’œcuménisme, porteur d’unité, sont ensuite apparus comme deux grands courants, rapides, nouveaux, puissants, et convergents. L’Eglise authentiquement secouée par l’Esprit Saint, animée par la grâce a pris le chemin de l’unité de manière irréversible.

Cette convergence est reconnue théologiquement comme un signe des temps. Le Kaïros, le moment favorable, se réalise maintenant. Le temps du courage de la repentance et l’envie de réconciliation ont conduit, à la clôture du concile en 1965, par une déclaration simultanée, à la levée des excommunications entre les Eglises de Rome et de Constantinople. En 1999, l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale signent une déclaration conjointe. Cet acte de réconciliation reconnaît la justification par la grâce au moyen de la Foi dans le Christ. D’autres Eglises ont suivi depuis.

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mode_edit Patrick Desmedt
date_range 16 janvier 2022

Paroisses Hebdo n°149

Don Edouard

J’ai rencontré ces jours-ci un beau vieillard, plus vieux que la prophétesse Anne et presque aussi sage que Siméon. Était-il mû par l’Esprit Saint ? Il avait senti la nécessité de voir un prêtre pour lui dire les pensées de son cœur sans les semer à tous vents. Il s’inquiétait de son Église deux fois millénaire et de ses membres qui faisaient mine de se scandaliser de la faute des leurs. Il me rappelait que toute messe commence par la reconnaissance par chacun devant les autres de ses propres péchés, péchés dont nous sommes pardonnés par les paroles d’absolution du prêtre. « Oui, me disait-il, après avoir lu, dans le courrier des lecteurs d’un célèbre quotidien catholique, une multitude de reproches faits à l’Église : qui sont ces pharisiens qui jugent ?

Pour ma part, si je regarde ma propre existence, je me mets au rang des anciens qui partirent immédiatement plutôt que de jeter la première pierre condamnant la femme adultère. » Je lui demandais : en ce début d’année, que souhaiteriez-vous aux fidèles ? J’ai beaucoup aimé sa réponse simple et lumineuse que je vous livre de mémoire. « Je leur souhaite de croire que Dieu est fidèle. Le chemin de la vie chrétienne n’est pas une allée de château, c’est un raidillon pierreux, sur lequel nous tombons et nous nous relevons. C’est normal de chuter, c’est la loi commune. Qui peut prétendre maîtriser toutes les passions qui l’animent ? L’expérience fréquente de notre faiblesse nous invite à l’humilité. Je leur souhaite une vie simple et sobre, car le bonheur est proche de celui qui n’est pas l’esclave de ses envies. »

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mode_edit Don Edouard
date_range 9 janvier 2022