Paroisse Saint-Jean Baptiste

Secteur Amiens-centre, églises de la paroisse : St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.

Paroisses Hebdo n°245

Don Régis

Une fois n’est pas coutume, laissons la parole à Benoît XVI. Don Xandro « Aujourd'hui, deuxième dimanche de Carême, poursuivant le chemin pénitentiel, la liturgie nous invite à réfléchir sur l'événement extraordinaire de la Transfiguration sur la montagne, après nous avoir présenté, dimanche dernier, l'Evangile des tentations de Jésus dans le désert.

Considérés ensemble, ces deux épisodes anticipent le mystère pascal : la lutte de Jésus contre le tentateur annonce le grand duel final de la Passion, tandis que la lumière de son Corps transfiguré anticipe la gloire de la Résurrection. D'une part, nous voyons Jésus pleinement homme, qui partage avec nous jusqu'à la tentation ; de l'autre, nous le contemplons Fils de Dieu, qui divinise notre humanité.

Ainsi, nous pourrions dire que ces deux dimanches servent de piliers sur lesquels repose tout l'édifice du Carême jusqu'à Pâques, et même toute la structure de la vie chrétienne, qui consiste essentiellement dans le dynamisme pascal : de la mort à la vie. La montagne est le lieu de la proximité avec Dieu. C'est le lieu élevé, par rapport à la vie de tous les jours, où l'on peut respirer l'air pur de la création. C'est le lieu de la prière, où l'on peut être en présence du Seigneur, comme Moïse et comme Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l'« exode » qui l'attend à Jérusalem, c'est-à-dire de sa Pâque.

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mode_edit Angelus du 17 février 2008
date_range 25 février 2024

Paroisses Hebdo n°244

Don Antoine

Adam et Eve pour avoir voulu se faire dieux, sans Dieu, tentés par le serpent ont été chassés du Paradis terrestre : « Le Seigneur Dieu déclara : Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance du bien et du mal ! Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ! Alors le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d’Éden. » (Gn 22-23)

Depuis lors le désert est le symbole de notre vie terrestre où l’homme pécheur erre sans but et lutte dans un environnement devenu hostile par sa faute. On aurait pu s’attendre qu’après la 1ère Pâque et le passage de la mer Rouge, Dieu conduise les Hébreux directement en terre promise. Ils vont pourtant passer quarante ans dans le désert.

Mais, ce dernier n’est plus vide car Dieu chemine avec eux et les guide vers la terre promise. C’est notre condition terrestre de baptisés en chemin vers le Ciel.

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mode_edit Don Antoine
date_range 18 février 2024

Paroisses Hebdo n°243

Don Régis

Le pape François a choisi de consacrer l’année 2024 à la prière. Il nous invite ainsi à approfondir notre relation avec le Christ et à découvrir la puissance de la prière.

Nous entrerons cette semaine dans le temps du carême et nous savons que ce temps liturgique est propice à une vie de prière plus soutenue.

La prière nous permet de nous centrer sur Dieu, pour accueillir son amour et l’écouter, afin de discerner et de mettre en œuvre sa volonté. Ce dimanche, nous accueillons les fiancés de nos deux paroisses qui vont recevoir prochainement le sacrement du mariage. L’amour qu’ils se portent et qu’ils veulent s’engager à vivre tout au long de leur vie nous dit quelque chose de ce lien que la prière peut établir entre nous et Dieu.

Si l’époux ou l’épouse regarde l’autre comme un être unique, sachons donner à Dieu la place et le temps qui lui reviennent. L’attirance pour l’autre dans le couple dit également quelque chose de cet amour comblant venant de Dieu, lui qui est à la fois le Tout-Autre et qui en même temps se fait si proche de nous.

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mode_edit Don Régis
date_range 11 février 2024

Paroisses Hebdo n°242

Don François

La liturgie de ce dimanche nous réveille par la voix de l’apôtre saint Paul : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! ». L’Église est en « état d’urgence missionnaire » depuis l’origine. Jésus nous exhortait déjà avec force : « Allez de toutes les nations, faites des disciples ». La parole de Paul « malheur à moi » ajoute même une dimension de gravité : comme si Dieu risquait de nous punir de notre inaction missionnaire.

En réalité, le malheur dont parle saint Paul est davantage celui que nous pouvons ressentir lorsque nous n’allons pas jusqu’au bout de l’appel intérieur que le Seigneur nous a adressé par notre baptême, et que nous le délaissons par infidélité ou par négligence. A l’inverse, beaucoup ont pu faire l’expérience que l’engagement au service de Dieu et de nos frères est source de paix et de joie.

Dans nos pays déchristianisés, on insiste fortement sur la nécessité de la « conversion missionnaire ». En effet, si l’on attend sagement que tout vienne d’en haut (du Pape, des évêques, des prêtres…), l’Église se réduira lentement mais sûrement à peau de chagrin !

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mode_edit Don François
date_range 4 février 2024