Paroisses Hebdo n°262
N’est-ce pas étonnant que pour parler des votes au cours d’une élection on parle de « voix » ? Ce n’est d’ailleurs pas propre au français, en allemand aussi on donne sa voix (die Stimme). D’où vient cette idée que voter, c’est donner sa voix ?
L’explication la plus intuitive serait de dire qu’en élisant, par exemple un député, on l’autorise à parler en notre nom, lui donnant ainsi notre voix. Mais les recherches historiques nous orientent dans une autre direction. Ainsi, ce serait plutôt la pratique du vote dans les ordres religieux au Moyen-Âge qui serait à l’origine de cette terminologie. En effet, c’est là qu’on trouve les premières occurrences d’un vote secret qu’un moine allait recueillir auprès de chacun de ses confrères, au creux de l’oreille.
D’où le fait de « donner sa voix ». De manière générale, certains historiens affirment que la plupart de nos pratiques modernes concernant les élections proviennent des ordres religieux : principe de la participation de tous ceux qui sont concernés, majorité absolue et qualifiée, plusieurs tours de scrutin, vote secret, ballotage, etc. Pour autant, nous le savons, selon la tradition chrétienne, la voix nous est d’abord donnée pour prier et proclamer la foi.
Ainsi, au rite de l’Effetah qui prépare le baptême et la nouvelle naissance, le prêtre dit, en traçant une croix sur les lèvres de l’enfant (ou de l’adulte) : Que le Seigneur te donne « de proclamer la foi pour la gloire et la louange de Dieu le Père ».
Cela est vrai également quand il s’agit de politique. Notre premier devoir de chrétiens est de prier pour les élus et les gouvernants, quelle que soit leur affiliation politique. C’est ce que saint Paul recommande à son disciple Timothée : « J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.»(1 Tm 2, 1-4)
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Paroisses Hebdo n°261
Voilà des semaines qu'il pleut sans répit. C’est encore le cas au moment de rédiger cet édito. Alors que les parapluies sont devenus nos compagnons fidèles et les bottes des accessoires de mode, l’évangile de dimanche nous offre une lueur d'espoir et, osons le dire, une dose bienvenue d'humour divin.
Les Apôtres, lassés par la dangereuse intempérie, implorent Jésus qui les exauce, malgré leur peu de foi, et change le climat d’une simple parole. Certes, l’épisode de la tempête apaisée a pour fonction première de manifester la divinité du Christ mais il n’exclut pas un autre enseignement : il est possible de prier Dieu pour obtenir un climat favorable !
Il faut admettre que le développement de la météorologie scientifique a quelque peu démystifié les phénomènes climatiques et engendré un fatalisme désabusé face aux prévisions de nos applications météo. Parmi les charmantes coutumes tombées en désuétude, on trouve la tradition d'offrir des œufs aux sœurs clarisses pour garantir un beau temps ou encore les grandes processions de Rogations. A quoi bon prier, se dit-on désormais, puisque la météo est déterminée par des lois modélisables ?
C'est oublier que la prière ne se limite pas à demander à Dieu de changer ce qui doit arriver, bien qu'il en ait le pouvoir et que nous puissions légitimement le lui demander. Elle consiste surtout à nous abandonner à sa volonté et à recevoir les grâces nécessaires pour vivre saintement le présent qui nous est donné. La prière nous libère des aléas extérieurs sur lesquels nous avons peu de prise et nous aide à cultiver notre climat intérieur.
Alors, la prochaine fois que vous regarderez par la fenêtre avec un soupir en voyant la pluie tomber, souvenez-vous que Dieu règne en maître sur toutes choses et demandez-lui d’inonder vos cœurs d’une pluie de grâces !
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Paroisses Hebdo n°259
Chaque dimanche à la Messe, nous proclamons ensemble « Notre Père ». Fils et filles d’un même Père du ciel, nous formons la famille des enfants de Dieu. Plus encore, le Christ nous dit aujourd’hui dans l’Évangile : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur ». Frères et sœurs dans le Christ : voilà donc la vraie fraternité ! Non pas une fraternité sociologique ou culturelle. Par la foi au Christ, nous partageons ce qu’il y a de plus intime et de plus fort.
A travers les différents services qui rendent possibles la vie paroissiale et liturgique ainsi que les différentes propositions pastorales, des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées découvrent, avec l’Église, qu’elles ont en commun l’essentiel.
Groupes de prière et fraternités, parcours de formation et de catéchisme, maraudes, aumôneries des jeunes et patronage… La fraternité paroissiale a de multiples visages, mais toujours le même cœur : l’amour du Christ dans le frère.
Et pourtant, il peut arriver que celui ou celle qui, à la Messe, se trouve sur le banc d’à côté demeure encore un inconnu. Par timidité, par peur de déranger ou par manque de temps.
La fête paroissiale de ce dimanche n’est pas seulement l’occasion de « manger une frite » ou de défier don Antoine au ping-pong ; même si cela est fortement encouragé ! C’est avant tout l’occasion de nous découvrir les uns les autres comme frères et sœurs dans le Christ ; un moment privilégié pour rendre grâce pour tous les bons fruits que nous recevons de Dieu, et que nous recevons les uns des autres.
Alors, venons rendre grâce à Dieu, apprendre à mieux nous connaître, et nous dire « merci » ce dimanche après-midi. A tous, nous souhaitons un magnifique dimanche en famille ; entre frères et sœurs ; en Église !
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Paroisses Hebdo n°254
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