Secteur Amiens-centre — églises St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.
Paroisses Hebdo n°354
Chers amis,
Bien des changements pour cette période de rentrée : changements de classes, entrée à l'école, au collège, au lycée, en études, emménagement, déménagement, entrée dans la vie professionnelle… Nos vies sont peut-être bouleversées par une nouveauté qui est aussi un poids supplémentaire à porter. Ou peut-être, au contraire, une joie nouvelle vient-elle illuminer la perspective de l'année scolaire qui s'ouvre.
Ce poids que nous portons, l'évangile de ce dimanche lui donne un nom et même une direction. Le Seigneur nous invite à marcher à sa suite sur le chemin de la Passion, en portant notre propre croix. Pierre, qui vient pourtant de confesser Jésus comme le Christ, s'entend traiter d'obstacle pour avoir voulu lui épargner ce chemin. Le Seigneur nous met en garde contre une mauvaise affaire : gagner le monde entier au prix de sa propre vie.
En ce début d'année, que nous traversions une épreuve marquée par la croix ou que nous soyons portés par une joie, tâchons de rendre grâce, car le Seigneur Jésus reste toujours avec nous et connaît nos cœurs, parfois hésitants, parfois téméraires, parfois justes et paisibles. Comme un écho confiant, le très beau psaume 138 (139), souvent prié dans la liturgie et aimé par bien des auteurs spirituels, s'achève par une demande pleine d'espérance qui est aussi une profession de foi : « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ; éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur. Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin d'éternité. » Il n'est pas de plus belle manière de dire notre espérance et d'ouvrir notre cœur à Celui qui seul sait où nous conduire.
Don Alexis et moi-même vous rejoignons pour les paroisses Saint-Jean-Baptiste et des Saints-Apôtres, avec Melchior, séminariste, qui accomplira son stage parmi nous cette année. Avec don François et don Antonin, nous sommes heureux de pouvoir chercher le Seigneur avec vous. Puisse-t-il nous bénir tous et emplir nos cœurs de sa grâce, afin que, tout au long de cette année, nous allions confiants et paisibles, en invitant nos parents, nos amis, nos collègues à sa suite, sur le chemin d'éternité.
Lui seul a pu racheter notre vie, et il l'a payée de la sienne. Que pourrions-nous lui donner en retour, sinon cette vie même ?
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Paroisses Hebdo n°353
Il est des pierres qui traversent les siècles sans jamais cesser de parler. La cathédrale Notre-Dame d'Amiens est de celles-là. Elle veille depuis huit siècles sur notre cité, dressant sa silhouette majestueuse comme une prière de pierre. Elle en a vu des changements de générations, de curés, de paroissiens, des déclins et des renaissances… Les épreuves passent, les modes changent, mais elle demeure. Éternelle, non parce qu'elle défierait le temps – même une cathédrale peut disparaître ! – mais parce qu'elle rappelle à chacun l'éternité de Dieu.
Dédiée à la Vierge Marie, notre cathédrale nous invite à lever les yeux vers celle qui, dans son humble « oui », a ouvert au monde le chemin du salut. Sous ses voûtes immenses, chacun peut découvrir que la grandeur chrétienne ne réside pas dans la puissance, mais dans la confiance. Marie est la mère des croyants, attentive, qui conduit toujours à son Fils. Sa cathédrale est une maison où l'Église lui confie ses joies, ses peines et son espérance.
Au cœur du mois d'août, alors que nous célébrons l'Assomption et que le Pape s'apprête à venir dans notre pays, comment ne pas rappeler le lien singulier qui unit la France et la Vierge Marie ! Depuis des siècles, notre pays s'est placé sous sa protection. Des sanctuaires innombrables aux cathédrales qui portent son nom (Amiens, Paris, Reims, Chartres, Rouen, Strasbourg…), des processions populaires aux grands pèlerinages, le peuple chrétien n'a cessé de reconnaître en Marie une présence maternelle. Au XVIIe siècle, le vœu de Louis XIII consacrant le royaume à la Vierge a marqué durablement notre histoire spirituelle, rappelant que la destinée d'une nation ne peut être séparée de son âme. Aujourd'hui encore, alors que tant de repères semblent vaciller, Notre-Dame d'Amiens demeure un phare. Elle rappelle que la beauté peut conduire à Dieu, que la foi bâtit plus solidement que la seule volonté humaine et qu'une civilisation trouve sa véritable force lorsqu'elle demeure enracinée dans l'Évangile.
Éternelle Notre-Dame… Voilà le titre de Marie elle-même, dont la douceur et la fidélité ne connaissent ni le déclin ni l'usure du temps. Tant que ses enfants continueront de franchir le seuil de sa maison pour y chercher la paix, Notre-Dame d'Amiens restera le cœur battant d'une espérance qui ne déçoit jamais.
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