Secteur Amiens-centre — églises St-Roch, St-Jacques, Cathédrale, Sacré-Cœur et St-Leu.
Paroisse Hebdo n°360
Aujourd'hui, tout le diocèse est rassemblé autour de notre évêque pour fêter saint Firmin. Reportée en raison de la venue du pape Léon XIV, la fête prend un relief particulier car quinze jours après avoir entendu le Saint-Père appeler les jeunes de France à la sainteté, nous voici réunis autour de celui que la tradition honore comme le premier évêque d'Amiens.
Firmin n'était pas d'ici. La tradition le fait naître à Pampelune, en Navarre, où on le fête encore chaque été, puis venir jusqu'à nous pour annoncer l'Évangile, au prix de sa vie. Amiens a reçu la foi d'un étranger qui n'avait pas d'autre raison de venir que le Christ – et peut-être aussi l'attrait pour la Picardie ?
Notre cathédrale conserve sa mémoire, car, sur la façade, le portail de gauche lui est consacré et autour du chœur, la clôture sud raconte en images sa prédication, les baptêmes, son martyre, puis la découverte et la translation de ses reliques. Pendant des siècles, les fidèles ont lu là l'histoire de la foi qu'ils avaient reçue.
Fêter saint Firmin, c'est rendre grâce pour cette longue chaîne de témoins par laquelle l'Évangile est parvenu jusqu'à nous. C'est aussi accepter d'en être un maillon. Notre journée s'achèvera par une prière d'envoi : nous ne sommes pas seulement les héritiers de Firmin, nous sommes envoyés à notre tour.
Le signe nous en sera donné dès dimanche prochain : à la messe de 10 h 30, des adultes feront leur entrée en catéchuménat. Ce que Firmin a semé en terre picarde porte encore du fruit, à travers toute notre communauté ! Rendons grâces !
Saint Firmin, priez pour nous !
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Paroisse Hebdo n°359
Il y a des soirées que l'on n'oublie pas. Celle vécue au Stade de France avec des milliers de jeunes, autour du pape Léon XIV, restera dans notre mémoire comme un moment de grâce. Au milieu de cette foule immense, une parole résonnait avec une force particulière : « Vous êtes les saints de France. »
Le Saint-Père n'a pas dit : « Vous serez les saints de France, un jour, quand vous serez plus âgés, quand votre vie sera mieux réglée, quand vous aurez davantage de temps pour Dieu. » Mais : « Vous êtes les saints de France. »
Cette parole nous rejoint tous. Nous avons parfois une conception étrange de la sainteté. Nous imaginons les saints comme des hommes et des femmes extraordinaires, appartenant à une autre époque, ayant accompli des choses que nous serions bien incapables de réaliser. Nous regardons leurs statues et leurs vies avec admiration… mais nous les plaçons volontiers à distance.
Léon XIV a voulu nous redire que la sainteté n'est pas une récompense pour demain : c'est un appel pour aujourd'hui.
Être saint, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre. C'est laisser le Christ prendre toute sa place dans notre vie. C'est pourquoi le pape nous a également fait répéter cette parole de Saint Paul : « Pour moi, vivre, c'est le Christ ! »
La sainteté commence par une prière faite aujourd'hui, par un pardon donné, par une parole de vérité, par un service rendu sans être remarqué, par le courage de rester fidèle lorsque personne ne nous regarde, par une Messe vécue avec foi, par le choix de la charité plutôt que de l'indifférence.
Alors ne remettons pas la sainteté à plus tard. Ne disons pas : « Quand j'aurai davantage de temps », « quand mes difficultés seront derrière moi », « quand je serai un meilleur chrétien ». C'est aujourd'hui que Dieu nous appelle. C'est aujourd'hui que le Christ nous attend. C'est aujourd'hui que peut commencer notre chemin de sainteté.
N'attendons pas demain pour devenir les saints que Dieu nous appelle à être aujourd'hui.
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