Paroisses Hebdo n°285
Depuis 2019, à l’initiative du pape François, nous célébrons le 3e dimanche du temps ordinaire le « Dimanche de la Parole de Dieu ». En cette année jubilaire, placée sous le signe de l’espérance, la devise est tirée du Psaume 118 : « J'espère en ta Parole».C’est l’occasion de nous poser la question : la Parole de Dieu est-elle pour nous source d’espérance ? Cela suppose, bien sûr, en tout premier lieu que je la connaisse, que je la reçoive, en la lisant ou en l’écoutant. Mais pour qu’elle puisse devenir source d’espérance, il faut encore que je m’approche d’elle avec une attente.
Une attente précise peut-être : être éclairé sur un point qui me tracasse, être guidé dans un choix qui s’avère difficile, être consolé quand ça ne va pas, être encouragé et motivé lors d’une baisse de régime etc. Toutefois, si nous voulons vraiment nous mettre à l’écoute, si nous voulons vraiment nous mettre à espérer en Dieu et en sa Parole, il nous faudra sans doute accepter de nous laisser surprendre. Attendre non pas quelque chose, mais Dieu lui-même. Sa révélation. Ce qu’il veut me dire. Que j’en ai envie ou pas. Et surtout, ce qu’il veut me promettre.
Car la Parole de Dieu est d’abord et avant tout promesse. De sa libre initiative, sans mérite de notre part, pour aucune autre raison que son amour – ou sa gloire, mais cela revient au même – Dieu a voulu nous faire des promesses, dès les premiers chapitres de la Bible, dès la nuit des temps. Des promesses pour son peuple, des promesses pour chacun de nous. Oui, la Parole de Dieu est promesse, promesse qui ne déçoit pas. Même quand ça ne va pas. Surtout quand ça ne va pas.
« Nous qui sommes donc devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 1-5)
Cette promesse qui ne déçoit pas, elle se réalise pour nous par l’action de l’Esprit Saint. Or là où est l’Esprit, là est l’Eglise, et vice versa. « En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (Mt 18, 20) Alors, lisons, méditons, partageons la Parole de Dieu avec nos frères et sœurs dans la foi. Par exemple le dimanche matin, avant la messe. Et pourquoi pas à la Maison paroissiale Saint-Jean-Baptiste, où a lieu tous les dimanches de 9h45 à 10h15 une lecture partagée et commentée de l’Evangile ?
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Paroisses Hebdo n°284
La liturgie de ces trois derniers dimanches associe la visite des mages, le baptême du Seigneur et les noces de Cana. Ces trois "épiphanies" manifestent chacune un des grands mystères de notre foi : l'Incarnation, la Trinité et la Rédemption.
L’événement des noces de Cana, où Jésus transforme l'eau en vin, est la première manifestation de sa gloire et un signe de son engagement profond dans l’œuvre de la Rédemption. Si Jésus a choisi une noce pour initier son ministère public, à la demande de sa Mère, ce n’est pas simplement pour élever au rang de sacrement l’union de l’homme et de la femme, mais c’est surtout parce que la Rédemption est en soi une Alliance. Ce miracle préfigure, en effet, l'Alliance nouvelle que le Fils de Dieu vient établir.
À Cana, Jésus dévoile déjà la gratuité de son amour et de sa mission, un amour qui conduira jusqu’à l’Heure de la Croix. Ce sacrifice, accompli à la fin de sa vie terrestre, scellera l’Alliance définitive entre Dieu et l’humanité, une Alliance qui sera marquée par la réconciliation et la grâce.
Le thème de l’Alliance, cœur de la révélation biblique, est présent tout au long des Saintes Écritures. Les alliances avec Noé, Abraham, et Moïse représentent des étapes essentielles de l’histoire sainte. Les prophètes, tels que Jérémie et Ézéchiel, annoncent l’avènement d’une Alliance nouvelle, où Dieu inscrira sa loi dans le cœur des hommes, et où l’Esprit sera donné pour purifier et renouveler l’intérieur de chacun (Jr 31, 31-34 ; Ez 36, 25-27).
L’évangile de Cana fait écho à cette promesse : dans ce mariage, où il est l’époux véritable, Jésus inaugure une Alliance d’amour, dont la force dépasse le simple miracle du changement de l’eau en vin et s’inscrit dans le projet salvifique de Dieu pour le monde entier.
Saint Paul dit au sujet du mariage : « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. » Et si on retrouvait le sens et la beauté de l’union conjugale dans l’œuvre de Dieu? À une époque où l’on diffère le mariage et où l’on a bien du mal à en respecter l’indissolubilité et l’unité, tâchons de redécouvrir dans ce mystère du mariage, l’image de l’Alliance divine qui unit le Christ à son Église, un modèle d’amour véritable et éternel.
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Paroisses Hebdo n°283
C’est sous le signe de l’espérance que vient de s’ouvrir un nouveau jubilé pour l’Église, le pape François nous invitant à devenir des « Pèlerins d’espérance ». En ce dimanche où nous célébrons le baptême du Christ, rappelons-nous que nous recevons trois « cadeaux » de la part de Dieu au jour de notre baptême : la foi, l’espérance et la charité. Ce sont trois vertus qu’Il nous donne pour être en communion avec lui.
La foi nous permet de mieux le connaitre et la charité de l’aimer avec l’amour même de la Sainte Trinité. Mais qu’apporte l’espérance ? Cette vertu est plus que l’espoir. L’espoir c’est l’attente d’un avenir meilleur, mais incertain (nous espérons par exemple que le temps sera meilleur demain…). L’espérance est sûre car elle se fonde sur notre relation à Dieu qui ne nous abandonne jamais. Dieu a envoyé son Fils pour nous sauver et nous ouvrir les portes du Ciel.
Il nous promet dans le futur la vie éternelle, et dans le présent sa grâce, non pour supprimer les épreuves, mais pour nous aider à les traverser. L’espérance est comparable à une ancre et Dieu est comme un rocher sur lequel notre espérance est accrochée. Nous ne le voyons pas mais nous savons que nous sommes reliés à lui.
Il faut exercer chacune de ces trois vertus pour les développer. Pour l’espérance, il ne s’agit donc pas d’attendre l’avenir, même avec confiance, mais de discerner dans le temps présent la présence et l’action de Dieu pour s’appuyer sur le secours de sa grâce. Et si Dieu est présent aujourd’hui à nos côtés, il le sera aussi demain !
Être pèlerins de l’espérance, c’est s’appuyer chaque jour sur l’amour de Dieu, lui qui nous offre jusqu’au salut de notre âme, et en cette année jubilaire, la rémission des péchés et de ses conséquences. « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1 Pi 3,15).
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Paroisses Hebdo n°282
L’ouverture de l’année jubilaire dans notre diocèse coïncide avec la fête de l’Épiphanie. Il y a plus de 2000 ans, des mages venus de contrées lointaines se sont mis en marche, en pèlerins d’espérance, non pas vers le palais du roi Hérode, mais vers l’humble crèche de Bethléem où ils ont reconnu le roi des rois dans un nouveau-né, et ont été les premiers adorateurs du Dieu fait homme : Jésus. Ceux que la tradition nomme Gaspar, Melchior et Balthasar ont les traits d’hommes venus d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Ils annoncent déjà que l’Église sera faite pour adorer le Seigneur, et qu’elle rassemblera des hommes et des femmes de toutes les cultures et de toutes les nations.
En disant « nous sommes venus l’adorer » (Mt 2, 2), les mages n’avaient sans doute pas conscience que, deux millénaires après eux, des croyants du monde entier leur emboiteraient le pas pour se mettre en pèlerinage. Pourtant, en entrant dans cette année jubilaire voulue par le pape François sur le thème de l’Espérance, ce sont bien les mages qui nous sont donnés commemodèles et qui nous entraînent.
« Un Sauveur vous est né »
Adorer Dieu est source d’espérance car c’est reconnaître que Dieu est le seul maître de ma vie. En lui donnant la première place, je ne permets pas que ma vie soit soumise à d’autres forces ; je reconnais que la valeur infinie de ma personne ne dépend pas du regard des autres, mais du regard que Dieu pose sur moi de toute éternité. Adorer Dieu, c’est aussi le reconnaître comme mon Sauveur, Celui qui enlève mon péché et les péchés du monde. L’adoration devient alors un lieu de guérison. En nous offrant une vie nouvelle, Dieu nous rend davantage vivants, pour lui et pour les autres.
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