Paroisses Hebdo n°238
L’un est vieux, l’autre est éternellement vivant et jeune ; l’un est barbu, l’autre a la douceur d’une peau de bébé ; l’un vit seul, l’autre partage la vie d’un père et d’une mère ; l’un ne vient qu’une fois par an, l’autre est avec nous chaque jour jusqu’à la fin du monde ; l’un est chaudement vêtu, l’autre endure le froid d’une étable…
Vous l’avez sans doute deviné: il y a le « Père Noël », dont l’identité et le prénom nous demeurent inconnus ; et il y a celui dont le nom est au-dessus de tout nom, tellement grand qu’on le nomme « Jésus », c’est-à-dire « Dieu sauve » en hébreu, ou « Emmanuel », qui signifie « Dieu est avec nous ».
Car c’est bien la radicale nouveauté de Noël : Dieu qui était invisible s’est rendu visible ! La divinité s’est unie à l’humanité. Non seulement Dieu est venu, mais il demeure avec nous, par la prière, par les sacrements, et en particulier la communion, ce pain de chaque jour dans lequel il est réellement présent : « Ceci est mon corps, offert pour vous ».
C’est sans doute la plus grande différence entre le Père Noël et Jésus. Le premier apporte des cadeaux. Jésus, lui, vient les mains vides. Pas de hotte, pas de traineau, pas de liste de cadeaux. Si Jésus n’a pas de cadeau, c’est parce qu’il EST le cadeau. Mieux que de nous donner quelque chose, il se donne lui-même.
Réjouissons-nous en ces jours de Noël si nous pouvons nous échanger des cadeaux. Mais plus encore, recevons le cadeau de Dieu ; ou plutôt, recevons Dieu en cadeau. Et mieux encore que des cadeaux, offrons à tous ce que nous sommes, par nos paroles et par nos gestes. Il n’y a pas de plus grand amour que de se donner soi-même.
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Paroisses Hebdo n°233
Ce troisième dimanche de l’Avent est appelé le dimanche de la joie : Gaudete en latin. Cette joie nous vient, bien sûr, de l’approche de Noël. Quand on a vécu l’Avent dans l’attente active de la venue du Messie et que tout notre être est tendu vers l’Enfant Jésus, tels les bras de la Vierge Marie et le regard de saint Jean-Baptiste guettant Celui qui vient, alors il est normal que nous éprouvions une joie indicible à l’approche du moment tant désiré.
Mais est-ce le cas ? Peut-être n’avons-nous pas encore vraiment commencé à entrer dans l’Avent ? Peut-être l’injonction de saint Paul, « soyez toujours dans la joie ! », loin de nous enthousiasmer, nous agace-t-elle ou nous attriste-t-elle, parce qu’elle semble demander ce que nous ne saurions fournir ?
Alors il est temps. Il est grand temps de tourner nos cœurs vers Celui dont nous fêterons la Nativité dans une semaine. La joie ne peut venir que de Lui, du salut qu’Il nous apporte, mieux, qu’Il est. Le seul fait qu’Il soit nous sauve. Il est Dieu-avec-nous. Pour paraphraser saint Paul : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? »
Comment faire ? C’est la Vierge Marie qui peut nous guider. Ses bras tendus vers la mangeoire nous indiquent la direction. Soyons simples et ayons recours à elle. Que nous puissions vivre cette dernière semaine de l’Avent à ses côtés, chapelet à la main !
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Paroisses Hebdo n°236
La principale occupation du captif est d’attendre, de prendre son mal en patience. Un jour, à la date prévue par le juge, viendra la libération annoncée… Mais nous chrétiens, à l’instar des juifs en leur temps, attendons plus qu’une libération : nous attendons le Libérateur. Cela est bien différent car d’une part, il n’y a pas de date, le Libérateur vient quand il veut, et d’autre part, l’attente d’un libérateur ne saurait être purement passive. Elle se prépare.
L’invitation de saint Jean Baptiste à préparer le chemin du Seigneur reste toujours d’actualité 2000 ans après la venue dans la Chair du Fils de Dieu dont nous ferons mémoire le jour de Noël. Il a en effet annoncé sa Venue dans la Gloire. C’est ainsi que le temps de l’Avent nous fait revivre chaque année l’attente de « o ercomenoς », comme le désigne saint Jean Baptiste : « Es-tu celui qui vient ou devons-nous en attendre un autre?» (Mt 11,3).
Cette locution, qui se retrouve aussi dans l’acclamation des Rameaux : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » (Ps 117,26, Mt 23,39) ainsi que dans le livre de l’Apocalypse : « Celui qui est, qui était et qui vient » (Ap1,4 ; 1,8 et 4,8), se traduit littéralement par « le venant ». Elle désigne le Messie annoncé par les prophètes, le libérateur attendu par le petit reste d’Israël.
En grec, la forme verbale est au participe présent comme pour signifier que le Messie est constamment en train de venir, de s'approcher de nous. En outre, ce participe présent substantivé met l’accent sur le sujet plus que sur l’action elle-même, pour nous rappeler que c’est une personne que nous accueillons à la crèche comme à la Parousie. Comme la samaritaine, notre Avent nous prépare à professer notre foi : «Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » (Jn11.27)
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Paroisses Hebdo n°235
Dans l’Histoire Sainte, nous voyons que Dieu a visité notre terre pour annoncer et préparer la venue de son Fils. Le temps de l’Avent nous rappelle la préparation et la réalisation de ce premier avènement, et en même temps, il nous prépare à sa seconde venue qui se fera dans la gloire.
Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de cet avènement glorieux. C’est pourquoi le Christ nous invite à veiller. Ce mot d’ordre est répété quatre fois dans l’Evangile de ce dimanche, et c’est même une injonction : « Veillez !».
Pour veiller, il nous faut avoir un profond désir de cette venue de notre Seigneur. Cela suppose donc que nous reconnaissions nos limites et nos faiblesses, avec la nécessité d’être aidé et sauvé. Cela implique également de croire réellement à sa venue. Cette certitude, nous la fondons sur la Parole du Christ et sur la fidélité de Dieu à toutes ses promesses.
A chaque messe du temps de l’Avent, les lectures nous rappelleront ces promesses de Dieu au peuple juif et leur réalisation avec la venue de Jésus. Le Seigneur nous trouvera-t-il endormis le jour de sa venue dans la gloire, ou attentifs à le chercher et à le servir dans nos frères ?
Nos écrans d’ordinateur ou de téléphone se mettent sur « veille » lorsque nous ne nous en servons pas. Sachons trouver des moments pour les laisser en veille pendant ce temps de l’Avent, afin d’être moins attentifs aux choses futiles du monde, et plus éveillés aux réalités du Ciel !
Dieu est déjà intervenu en faveur de son peuple comme Il le lui avait promis, et Il viendra dans la gloire comme Il nous l’a annoncé.
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