Paroisses Hebdo n°199

Don Régis

Depuis mercredi, nous sommes entrés dans le temps du carême. Ce temps nous est donné par l’Église pour répondre à l’appel du Christ à nous convertir et nous disposer à accueillir toutes les grâces liées à sa Passion et sa Résurrection.

Comme le Christ qui est allé au désert pour se préparer à vivre sa mission en apprenant à écouter la voix de son Père et à rejeter les fausses promesses du diable, ce temps nous est donné pour nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu et à en vivre. Essayons ainsi de prendre plus de temps pour la lecture spirituelle et la prière, car « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». En ce sens, nous vous proposons chaque dimanche une conférence de carême, de 16h à 17h, en suivant les enseignements de saint François de Sales.

La Semaine Sainte nous redonnera de nous émerveiller de l’amour de Dieu pour nous, lui qui nous a aimés le premier ! Les chemins de croix le vendredi, que nous pouvons faire seul ou en paroisse, seront aussi une belle manière de manifester au Christ notre reconnaissance et notre désir de l’imiter.

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mode_edit Don Régis
date_range 26 février

Paroisses Hebdo n°198

Don François

« Aimez vos ennemis » ! Sans doute sommes-nous trop habitués à ce commandement de Jésus pour l’entendre dans toute sa radicalité. Cette parole a quelque chose de contre-nature et de révoltant si nous l’entendons vraiment pour ce qu’elle signifie. Un ennemi, c’est quelqu’un qui me fait ou me veut du mal. Or, notre instinct nous conduit à fuir le mal ; tout comme notre sens de la justice nous incline à punir les fautes et leurs auteurs.

Jésus est-il en train de renverser les fondements de la justice humaine et de légitimer toutes les violences ? Évidemment non. Remarquons d’abord que Jésus ne s’adresse pas à un législateur ou à la société dans son ensemble. Il ne dit pas : « Il est interdit de sanctionner » ou « Tous les comportements se valent ».

Le Christ s’adresse ici à chacun de nous, dans son cœur. Il peut certes y avoir une défense légitime de sa personne, de sa famille ou de son pays ; mais notre cœur, lui, ne doit jamais se laisser posséder par la haine. D’où la question que nous pouvons nous poser si nous avons – dans notre entourage familial ou professionnel – des ennemis : ai-je déjà envisagé de prier pour eux et pour moi ? Afin que, si je ne suis pas encore en mesure de leur pardonner, je puisse un jour parvenir à le faire.

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mode_edit Don François
date_range 19 février 2023

Paroisses Hebdo n°197

Don Xandro

« Ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire », nous dit saint Paul ce dimanche. La sagesse du mystère de Dieu !? Ce n’est pas rien ! On y tiendrait le secret de l’univers. On aimerait bien la posséder cette sagesse du mystère de Dieu, ou du moins l’entr’apercevoir.

Mais où ? Comment ? « C’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation », poursuit saint Paul. Réponse qui soulève plus de questions qu’elle ne donne d’indices précis. Cet Esprit, où et comment peut-on le saisir ou être saisi par lui ? Quelques versets plus loin, au chapitre 3 de cette Première Lettre aux Corinthiens, saint Paul nous avertit que ce n'est pas si simple, qu’il faut être en de bonnes conditions, que tous ne peuvent pas comprendre cette sagesse du mystère de Dieu : « C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels » et donc « je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels ».

Mais alors, comment devient-on spirituel, comment laisser derrière soi la condition charnelle ? Instinctivement nous imaginons qu’il faudrait peut-être, d’une manière ou d’une autre, quitter le corps…

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mode_edit Don Xandro
date_range 12 février 2023

Paroisses Hebdo n°196

Don Antoine

Il y a 165 ans, le 11 février 1858, une belle dame apparaissait pour la première fois à une jeune fille appelée Bernadette Soubirous. Cette dame révèlera quelque temps plus tard son identité : « Que soy era Immaculada Councepciou ». Ce nom obscur pour Bernadette est lumineux pour l’abbé Peyramale. En effet, le Pape Pie IX avait solennellement proclamé, quatre ans auparavant, le dogme de l’Immaculée conception. Le bon curé ne pouvait l’ignorer.

Si, depuis l’origine de l’Eglise, les chrétiens ont toujours cru que Marie était innocente de tout péché y compris du péché originel, donnant créance à la parole de l’archange Gabriel « Je vous salue Marie pleine de grâce », les théologiens débattaient sur la manière dont elle avait reçu ce privilège. Il n’était pas évident en effet de tenir ensemble deux vérités qui semblaient contradictoires.

Comment peut-on être en même temps épargnée de la souillure du péché originel et sauvée? Ne fallait-il pas que Marie contractât le péché originel pour en être immédiatement pardonnée et purifiée dès le deuxième instant de sa conception ?

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mode_edit Don Antoine
date_range 5 février