Paroisses Hebdo n°199
Depuis mercredi, nous sommes entrés dans le temps du carême. Ce temps nous est donné par l’Église pour répondre à l’appel du Christ à nous convertir et nous disposer à accueillir toutes les grâces liées à sa Passion et sa Résurrection.
Comme le Christ qui est allé au désert pour se préparer à vivre sa mission en apprenant à écouter la voix de son Père et à rejeter les fausses promesses du diable, ce temps nous est donné pour nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu et à en vivre. Essayons ainsi de prendre plus de temps pour la lecture spirituelle et la prière, car « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». En ce sens, nous vous proposons chaque dimanche une conférence de carême, de 16h à 17h, en suivant les enseignements de saint François de Sales.
La Semaine Sainte nous redonnera de nous émerveiller de l’amour de Dieu pour nous, lui qui nous a aimés le premier ! Les chemins de croix le vendredi, que nous pouvons faire seul ou en paroisse, seront aussi une belle manière de manifester au Christ notre reconnaissance et notre désir de l’imiter.
Le jeûne, qui donne une couleur particulière à ce temps liturgique, accompagne notre prière. En vivant une privation volontaire de ce qui nous rassasie ou nous satisfait, nous voulons creuser notre désir de Dieu. Il aura en outre la vertu de nous fortifier, car si nous savons renoncer à ce qui est bon, nous serons d’autant plus fort pour résister aux tentations.
La charité, qui nous presse vers Dieu, nous poussera nécessairement vers les autres si notre désir de conversion est authentique. Nous trouverons des moyens de la traduire par des actes, en secret.
Vivons notre carême dans une atmosphère de simplicité et de joyeuse espérance, afin de nous ouvrir au Seigneur Ressuscité qui apporte la lumière et le salut.
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Paroisses Hebdo n°198
« Aimez vos ennemis » ! Sans doute sommes-nous trop habitués à ce commandement de Jésus pour l’entendre dans toute sa radicalité. Cette parole a quelque chose de contre-nature et de révoltant si nous l’entendons vraiment pour ce qu’elle signifie. Un ennemi, c’est quelqu’un qui me fait ou me veut du mal. Or, notre instinct nous conduit à fuir le mal ; tout comme notre sens de la justice nous incline à punir les fautes et leurs auteurs.
Jésus est-il en train de renverser les fondements de la justice humaine et de légitimer toutes les violences ? Évidemment non. Remarquons d’abord que Jésus ne s’adresse pas à un législateur ou à la société dans son ensemble. Il ne dit pas : « Il est interdit de sanctionner » ou « Tous les comportements se valent ».
Le Christ s’adresse ici à chacun de nous, dans son cœur. Il peut certes y avoir une défense légitime de sa personne, de sa famille ou de son pays ; mais notre cœur, lui, ne doit jamais se laisser posséder par la haine. D’où la question que nous pouvons nous poser si nous avons – dans notre entourage familial ou professionnel – des ennemis : ai-je déjà envisagé de prier pour eux et pour moi ? Afin que, si je ne suis pas encore en mesure de leur pardonner, je puisse un jour parvenir à le faire.
Si la violence est inévitablement présente dans ce monde et dans les rapports humains, en raison du péché qui marque notre nature, le cœur du chrétien est un cœur qui doit être habité de l’amour de Dieu. Or, Dieu est incapable du mal et de la haine, car il est tout simplement la bonté pure. Avouons-le : aimer ses ennemis, humainement, c’est impossible. Mais pour Dieu, rien n’est impossible.
C’est donc avec l’amour de Dieu qu’il nous faut aimer : aimer comme le Père, d’un amour parfait et sans mesure, patient et puissant… Bien plus que le nôtre !
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Paroisses Hebdo n°197
« Ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire », nous dit saint Paul ce dimanche. La sagesse du mystère de Dieu !? Ce n’est pas rien ! On y tiendrait le secret de l’univers. On aimerait bien la posséder cette sagesse du mystère de Dieu, ou du moins l’entr’apercevoir.
Mais où ? Comment ? « C’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation », poursuit saint Paul. Réponse qui soulève plus de questions qu’elle ne donne d’indices précis. Cet Esprit, où et comment peut-on le saisir ou être saisi par lui ? Quelques versets plus loin, au chapitre 3 de cette Première Lettre aux Corinthiens, saint Paul nous avertit que ce n'est pas si simple, qu’il faut être en de bonnes conditions, que tous ne peuvent pas comprendre cette sagesse du mystère de Dieu : « C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels » et donc « je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels ».
Mais alors, comment devient-on spirituel, comment laisser derrière soi la condition charnelle ? Instinctivement nous imaginons qu’il faudrait peut-être, d’une manière ou d’une autre, quitter le corps…
Ce serait se méprendre gravement. Le saint pape Jean Paul II rappelle que c’est justement dans notre existence corporelle que nous trouvons la sagesse du mystère de Dieu : « En effet, le corps, et seulement lui, est capable de rendre visible ce qui est invisible : le spirituel et le divin. Il a été créé pour transférer dans la réalité visible du monde le mystère caché en Dieu depuis l’éternité et en être ainsi le signe » (Audience générale du 20 février 1980).
Le corps comme lieu où découvrir la sagesse du mystère de Dieu ? Eh oui, et les fiancés qui se rassemblent à la cathédrale aujourd’hui le savent bien, notre corps porte en lui cet élan vers l’amour et vers la vie, ce besoin de se donner, de se livrer. Le secret de l’univers est là, dans l’amour qui se donne.
Et c’est par le don de son corps et de son sang sur la croix suivi de sa résurrection corporelle (!) que Jésus nous a révélé la solidité et la véracité de ce que nous avons pressenti, mais peut-être écarté comme trop beau pour être vrai : l’amour est l’origine et la fin de toutes choses, et rien, même pas la mort, ne peut résister à la puissance invincible de l’amour qui se donne.
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Paroisses Hebdo n°196
Il y a 165 ans, le 11 février 1858, une belle dame apparaissait pour la première fois à une jeune fille appelée Bernadette Soubirous. Cette dame révèlera quelque temps plus tard son identité : « Que soy era Immaculada Councepciou ». Ce nom obscur pour Bernadette est lumineux pour l’abbé Peyramale. En effet, le Pape Pie IX avait solennellement proclamé, quatre ans auparavant, le dogme de l’Immaculée conception. Le bon curé ne pouvait l’ignorer.
Si, depuis l’origine de l’Eglise, les chrétiens ont toujours cru que Marie était innocente de tout péché y compris du péché originel, donnant créance à la parole de l’archange Gabriel « Je vous salue Marie pleine de grâce », les théologiens débattaient sur la manière dont elle avait reçu ce privilège. Il n’était pas évident en effet de tenir ensemble deux vérités qui semblaient contradictoires.
Comment peut-on être en même temps épargnée de la souillure du péché originel et sauvée? Ne fallait-il pas que Marie contractât le péché originel pour en être immédiatement pardonnée et purifiée dès le deuxième instant de sa conception ?
Le Pape Pie IX, après un long discernement, trancha définitivement la question en s’appuyant sur son infaillibilité pontificale et en définissant le dogme qu’on ne pourrait plus contester sans se mettre hors de l’Eglise : « la bienheureuse Vierge Marie fut dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute souillure de la faute originelle ».
C’est en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes que vous êtes invités à vous rassembler sur le parvis de l’église Saint Leu, avec les chrétiens originaires du Cap-Vert, ce 11 février 2023 à 15 heures. Suivant la recommandation de la Vierge Marie nous processionnerons dans les rues d’Amiens jusqu’à la cathédrale Notre-Dame où la messe sera célébrée à 16 heures par Monsieur le Vicaire Général Yves Delépine. Soyons nombreux à honorer la Très Vierge !
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