Conférence de Don Paul Préaux
Sainteté et réforme de l'Eglise dans le contexte d'aujourd'hui
La Solennité de la Toussaint nous donne l’occasion de parler de sainteté. Etre saint comme Dieu est saint est notre finalité, la sainteté est le but de notre vie.
Paroisses Hebdo n°141
Pas besoin de faire de longues études pour se rendre compte que l’homme a soif de sens, d’amour, d’absolu et de transcendance. Pourquoi la vie et la mort ? Le bonheur auquel j’aspire existe-t-il ? Qu’est-ce que l’amour véritable ? Pourquoi tant de méchanceté ? S’il y a un Dieu peut-il être connu ?
Le questionnement religieux fait partie de l’humain, on ne peut y échapper. L’étouffer ou le rejeter d’un revers de main sans avoir pris le temps de réfléchir est une solution de facilité qui peut tranquilliser l’esprit tant que tout va bien. Soudain arrive une épreuve, une séparation, un deuil, un échec et voilà les certitudes bon marché qui explosent… Et quand on a l’impression qu’on a tout, est-on bien sûr qu’il ne nous manque pas l’essentiel ?
Participer au Parcours Alpha, c’est prendre le temps avec d’autres d’affronter les grandes questions de notre existence. C’est aussi (re)découvrir les réponses que donne le christianisme. Trop souvent on croit connaître le message de l’Evangile s’appuyant sur les souvenirs du catéchisme ou sur ce qu’on en entend par-ci et par-là. Bref, on se fait une idée toute faite de la foi chrétienne ; idée souvent succincte et enfantine quiest incapable d’aider à mieux vivre une vie d’adulte.
Le Parcours Alpha, c’est un dîner comme en famille, des rencontres et des discussions, des enseignements qui font réfléchir et d’autres qui donnent des réponses. C’est découvrir ou redécouvrir la fraicheur et la joie d’une vie qui reçoit son sens de Dieu. C’est se donner les moyens de rencontrer Jésus-Christ non pas comme un personnage de l’Histoire ancienne mais comme une personne vivante entrant dans mon histoire pour l’illuminer. C’est rencontrer des témoins qui prétendent que le Christ est vivant, ressuscité, et que cela a changé leur vie. Et pourquoi pas la vôtre ?
Rendez-vous le lundi 8 novembre à 19h30 à la maison Saint Jean-Baptiste (12 rue André) pour la 1 ère étape autour du thème « La foi chrétienne, fausse, ennuyeuse, dépassée ? ». Fin à 22h, dîner gratuit compris.
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Paroisses Hebdo n°140
Dans quelques semaines entrera en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain. Le Missel romain est un livre destiné à la célébration de l’Eucharistie, selon les normes en vigueur de l’Église Catholique romaine. Il contient les textes de prière pour la célébration de la messe, le dimanche comme pour tous les jours de l’année.
Il est le fruit de la vie liturgique de l’Église qui, dès ses commencements, a exprimé sa prière et sa foi au travers de mots, de chants, de gestes et de prières. Progressivement, des textes sont apparus afin d’en conserver la mémoire et la richesse, mais également d’assurer ainsi la communion entre tous les chrétiens de par le monde.
La version initiale du Missel romain, selon les directives du texte sur la liturgie Sacrosanctum Concilium de Vatican II, a été publiée en latin, le 3 avril 1969, suivant la constitution Missale Romanum du pape st Paul VI. Elle sera suivie de deux autres versions en 1975 et 2002. C’est cette dernière, désignée comme editio tertia typica (3 ème édition typique), qui est en vigueur aujourd’hui dans l’église catholique de rite latin et qui a été traduite à nouveau
Les nouveautés les plus apparentes tiennent à l’effort constant de l’Église de faire évoluer le langage de sa prière, en ajustant les gestes et les formules, pour permettre la participation de tous dans la conformité la plus proche du texte original. Comme toute langue évolue avec le temps, il apparaissait nécessaire de retoucher la traduction réalisée en 1970. La promulgation d’une nouvelle édition du Missel romain (3 ème ) offrait la possibilité de réaliser une nouvelle adaptation en langue française.
Pour nous aider à se préparer ces changements, vous trouverez une rubrique spéciale dans les prochains Paroisses Hebdo. Nous vous proposerons aussi une formation, et un aide-mémoire pour sur les feuilles de chants, afin de participer activement dès le premier dimanche de l’Avent.
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Paroisses Hebdo n°139
Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Mt 6, 7). Ces paroles du Christ sur la prière peuvent résonner de manière paradoxale en ce mois d’octobre. En effet, bien qu’il soit déjà largement entamé, il est encore temps de nous rappeler que ce mois est consacré au Rosaire depuis le pape Léon XIII à la fin du XIXème siècle.
Nous pourrions alors nous dire qu’il y a là une contradiction entre cet encouragement à prier le chapelet et cet enseignement du Christ. S’il y a bien une prière répétitive, où l’on a l’impression de « rabâcher comme des païens », c’est le chapelet.
Et pourtant, saint Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, considère que « dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste […] une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté ». En effet, il ne s’agit pas de « rabâcher », mais bien de s’associer aux paroles de l’Ange à Marie par le « Je vous salue Marie » et à la prière du Christ par le « Notre Père ».
De plus, la méditation des différents mystères de la vie du Christ, et les fruits qui y sont associés comme la foi pour la Résurrection, montre bien que le sens de cette prière n’est pas de répéter mais d’entrer dans la contemplation.
Cette prière pauvre et, pour une part, répétitive nous aide par ailleurs. Le Christ nous dit, en effet, : « Heureux les pauvres de cœur ». La prière ne se résume pas à une méditation et des demandes que nous formulons nous-mêmes. Nous sommes peut-être plus souvent dans la position des Apôtres qui demandent au Christ : « Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1). Il nous reste alors à nous tourner vers cette prière simple que nous recevons de l’Eglise.
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Paroisses Hebdo n°138
Cette semaine, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a remis aux évêques de France le rapport que ces derniers lui avaient commandé il y a trois ans. Ce rapport présente une estimation des cas d’abus sexuels au cours des 70 dernières années, analyse comment l’Église les a traités et propose des recommandations.
Les chiffres du rapport sont impressionnants. La réalité est consternante. Un sentiment de colère, de honte selon les mots du Pape François, de dégoût et d’impuissance peut nous envahir. Une nouvelle vague de suspicion et de défiance risque de se lever à l’encontre des prêtres et de l’Église. Faut-il, pour riposter, entamer un débat malsain sur les nombres de cas supposés ou réels ? Certainement pas. Un cas de pédophilie dans l’Église, c’est déjà un cas de trop.
Pour répondre à sa vocation dans le monde, l’Église a le devoir absolu de faire toute la lumière sur ces délits et ces crimes. Prions pour que cette démarche soit prophétique pour l’Eglise elle-même. En faisant toute la vérité, et sans donner de leçon à quiconque, l’Eglise pourra prendre sa juste part dans l’effort que toutes nos institutions doivent mener face à un phénomène qui, dans un silence assourdissant, gangrène notre société depuis trop longtemps. Sur la période 1950-2020, 5 millions et demi de personnes en France auraient été victimes d'abus sexuels avant leur majorité. Les violences sexuelles commises dans l'Église représenteraient ainsi 4% du total des violences de ce type dans la société française.
Dans une heure si dure, le mystère du mal reste incompréhensible. L’urgence est à la pénitence et à la prière. Nous voudrions le faire d’abord et avant tout pour les personnes qui ont été abusées au sein de l’Église. Nous voudrions le faire simplement, par une fidélité toujours plus grande à l’exigence de notre vocation et à la beauté de notre consécration.
Ne nous laissons pas fasciner par le mal ni emporter par la peur. Regardons Celui qui, par la croix, a donné la seule réponse possible devant le mystère du mal. Gardons confiance en Celui qui est notre Juge, le maître du temps et de l’histoire.
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Paroisses Hebdo n°137
Dans cette parole de Jésus qui clôture l’évangile de Matthieu, je vois un immense réconfort et un appel à l’audace de la Foi lancé à tous les hommes. Jésus est toujours présent et travaille au cœur du monde. La rentrée est faite, le confinement est derrière nous, alors il faut s’y mettre.
Sachons nous encourager en témoignant de ce que le Seigneur a fait de beau dans nos vies, celles de nos proches et engageons-nous. Donne-nous, Seigneur, de croire que Ton Evangile progresse, par l’humble apostolat, la prière, la confiance en Toi, la méditation de la parole, le témoignage. Ce qui compte, c’est la nouveauté toujours renouvelée de l’Evangile. Donne-nous, Seigneur, d’être disponibles pour en témoigner en toutes occasions.
Et elles ne manquent pas dans nos paroisses. Citons, par exemple, le parcours Saint Jean-Baptiste, le parcours Alpha, le Catéchisme pour adultes. Les aumôneries des collèges, des lycées et des facultés appellent les jeunes à se retrouver.
Chaque jour de la semaine, l’Eucharistie et des temps d’adoration sont proposés. Les malades, les personnes seules ou âgées sont visités. Des enfants et des adultes sont baptisés et des couples se marient.
Restent à développer les fraternités missionnaires de proximité inspirées par l’Esprit-Saint pendant le synode, les assemblées de louange, la prière de guérison pour les malades, le partage de la parole et bien d’autres initiatives. Ne gardons pas cachée la lumière de la Foi, notre monde a tant besoin d’Espérance.
La confiance en Jésus est l’antidote au découragement, arme préférée du malin. Seigneur, nous Te prions pour Ton Eglise, si humaine et si divine, totalement inimaginable sans l’Esprit-Saint. Son souffle continue d’en animer les décisions les plus humaines.
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