Paroisses Hebdo n°97
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, ... et ton prochain comme toi-même. » Ces mots de Jésus éclairent l’actualité tragique de notre pays, marqué par l’assassinat d’un enseignant au nom de Dieu. On ne peut séparer l’amour de Dieu de celui des autres, même lorsque les autres semblent avoir une attitude qui s’oppose à Dieu.
« Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait », dit aussi Jésus. Toute atteinte à une personne est une atteinte à Dieu. Nous, chrétiens, en sommes convaincus, mais le vivons-nous vraiment ? On peut tuer physiquement, mais on peut aussi tuer moralement, par nos paroles ou nos actes, ou socialement, par la calomnie ou sur les réseaux sociaux, bien à l’abri derrière son écran d’ordinateur, parfois au nom de Dieu.
Comment répondre au défi de notre société déchirée ? La liberté et l’égalité, grandes et belles valeurs, semblent parfois devenues otages de revendications rimant avec égoïsme et repli sur soi. En revanche, on ne peut tricher avec la fraternité. C’est dans cette direction que nous entraîne le Pape François dans sa dernière encyclique, dans laquelle il nous invite à développer l’« amitié sociale ».
Il rejoint l’enseignement du concile Vatican II pour qui la paix ne réside pas seulement dans l’absence de conflit mais dans la charité mutuelle, qui va au-devant de l’autre. Parce que je suis libre, j’ai le droit d’exprimer mes opinions, de dénoncer, de me moquer, mais par amitié j’ai aussi le droit de m’abstenir de blesser l’autre dans ce qu’il a de plus cher.
Cette amitié ne va pas sans la force de la vérité, sans quoi elle n’est que faiblesse ou complicité. Dire à l’autre qu’il s’éloigne du bien est aussi une forme d’amour. Elle trouve son fondement ultime dans le fait que nous sommes tous enfants de Dieu. A nous de l’être davantage pour témoigner que la foi en Dieu n’est pas un obstacle mais un solide ciment pour la paix sociale.
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Paroisses Hebdo n°96
Jeudi dernier nous avions la dernière Assemblée des Prêtres en présence de Mgr Leborgne. Ce dimanche, il dit son adieu au diocèse d’Amiens, et se prépare à son installation le 25 à Arras.
Le Synode diocésain fut pour lui une parole de l’Esprit Saint, une boussole sûre pour les années à venir. » Cette Parole de Dieu oblige, restant sauve la liberté pastorale de son successeur. L’expérience montre que la mise en œuvre du Synode réserve des surprises, des initiatives inprévues.
Croyons-nous à la synodalité, c’est-à-dire en l’action de l’Esprit Saint dans le cœur des fidèles ? Pourquoi ne pas relire « A Dieu tout est possible ! », qui est comme l’héritage de l’épiscopat de notre évêque ? La fraternité missionnaire est le message principal de cette Lettre Pastorale. Au cœur de la fraternité, il y a le Christ Frère qui nous sauve en nous associant à sa filiation. C’est le vainqueur de la mort, le Christ Ressuscité, qui s’adresse à nous comme à ses frères.
La fraternité dans nos communautés n’est pas acquise ! Il y a un combat spirituel au cœur de nos assemblées eucharistiques, avec des tentations fortes de division. Nous sommes encore trop marqués par l’esprit de parti.
Commençons par nous émerveiller de la lumière de nos frères et sœurs : leur richesse est un don pour toute l’Eglise. La pandémie inspire une peur de l’autre comme étant une menace potentielle. Les chrétiens ont-ils à ce point peur de la mort qu’ils en oublient la victoire de la Résurrection ?
La fraternité, est missionnaire par elle-même. Sans elle nos projets n’ont aucune valeur évangélique. Selon Mgr Leborgne, la fraternité ne peut pas être portée seulement par le prêtre, elle est l’affaire de tous. Et surtout, elle n’est rien si elle n’est pas fondée sur le Roc de la Parole de Dieu.
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Paroisses Hebdo n°95
Dans quelques jours, le Sénat reprendra la discussion de la révision des lois de bioéthique. Les évêques de France ont, depuis longtemps, fait part de leur inquiétude devant les dispositions du texte voté par l’Assemblée nationale. Depuis quelques semaines, la pression monte à l’Assemblée nationale pour que soient allongés encore les délais de l’avortement sous couvert de droits des femmes et d’égalité, on réduit la filiation à un simple acte de la volonté de ceux ou de celles qui prétendent devenir parents. Un enfant n’est plus accueilli, il est désiré, produit et choisi. Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle n’a rien de mieux à proposer aux mères en détresse que l’élimination de l’enfant qu’elles portent ?
Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle organise la naissance d’enfants qui n’auront pas de père, tout au plus un géniteur ? Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle renonce à reconnaître les rôles de la mère et du père, lorsqu’elle ne reconnaît plus que le lieu digne de l’engendrement d’un être humain est l’union corporelle d’un homme et d’une femme qui ont choisi d’unir leur vie pour créer un espace d’alliance et de paix au milieu de ce monde magnifique et dangereux ?
Les évêques du Conseil permanent encouragent les parlementaires qui prennent ces sujets au sérieux ; ils invitent tous les citoyens, spécialement les catholiques, à s’informer de ces sujets et à faire connaître leurs réticences et leur opposition aux dispositions annoncées. Notre société ne doit pas se laisser entraîner subrepticement dans une voie dangereuse pour l’avenir de l’humanité.
Le Conseil permanent des évêques de France
Fratelli Tutti
Troisième encyclique du Pape François, Fratelli tutti est une invitation à réfléchir sur la communauté humaine. Après avoir dressé le constat de tendances qui entravent la promotion de la fraternité universelle, le Pape indique la voie à suivre, qui est celle de la proximité et la culture de la rencontre.
C’est à la lumière de la parabole du Bon Samaritain que le Pape nous interpelle ensuite sur notre façon d’appréhender la proximité : de qui me faire proche ? C'est une invitation à l’ouverture à l'autre, personne appelée à trouver les conditions du développement de toute son humanité, de sorte que les institutions favorisent cet épanouissement par l’accueil et l’intégration.
L’Evangile doit donc pénétrer divers niveaux : la politique vertueuse, le dialogue social authentique, l’établissement par le pardon de conditions de paix et de rencontre. Le rôle positif des religions est en conclusion réaffirmé face au laïcisme qui le nie.
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Paroisses Hebdo n°94
Le Curé d’Ars interrogea un jour un vieux paysan qui passait de longs moments à l’église : “Je lui ai demandé une fois ce qu’il disait à Notre Seigneur pendant ses longues visites qu’il lui faisait. Savez-vous ce qu’il m’a répondu ? « Monsieur le Curé, je ne lui dis rien. Je l’avise et il m’avise. Je le regarde, il me regarde. » Cette réponse, simple et profonde, est un double appel pour nous tous : un appel à contempler le Christ et un appel à nous laisser regarder et transformer par le Christ.
Tout chrétien est appelé à rayonner du Christ : Dieu veut que nous soyons saints ! Le mois d’octobre qui s’ouvre est une occasion de méditer cet aspect de la vie chrétienne, et ce pour trois raisons :
Tout d’abord il nous conduit à la grande fête de la Toussaint où nous fêterons nos frères ainés arrivés auprès de Dieu. Que ces semaines soient l’occasion de retrouver le désir de la sainteté que Dieu veut pour nous.
Deuxièmement, octobre est jalonné par la fête de grands saints qui sont des modèles de prière, de contemplation du Christ à l’image du paysan d’Ars : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, saint François d'Assise, saint Bruno, sainte Thérèse d’Avila et saint Jean-Paul II.
Enfin le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière simple est une école de contemplation ouverte et accessible à tous. Saint Jean-Paul II l’appelle le “résumé de tout l’évangile” : le Rosaire nous fait marcher avec Marie à la suite du Christ dans chacun des mystères de sa vie terrestre. Qui mieux que Marie peut nous conduire au Christ ?
Profitons donc de ce mois qui s’ouvre pour découvrir la richesse de cette prière du pauvre. Le Seigneur nous appelle à devenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume. Alors avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, osons prendre “l’ascenseur” qu’est le chapelet pour contempler le Christ et nous laisser façonner par Lui : “l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus.”
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Messe d'action de grâce par Msg Olivier LEBORGNE
Inscription obligatoire via ce lien : Formulaire d'inscription
La célébration sera retransmise en direct sur la chaine YouTube du diocèse: : Evêché d'Amiens
Conférence d'Arnaud Timbert
Inscription obligatoire, la jauge est limitée en raison du contexte sanitaire : info-800anscathedrale@u-picardie.fr