Paroisse Hebdo
Jésus s’est approché des disciples d’Emmaüs. Il a partagé avec eux la Parole de Dieu, cette révélation de Dieu dans l’histoire du peuple d’Israël qui le concernait déjà lui, Jésus. Puis il s’est assis à table avec eux, et il a rompu le pain avec eux. C’est ainsi qu’il s’est fait reconnaître, à ce signe nouveau qui n’est pas dans l’Ancien Testament, et non par les plus de 200 prophéties qui pourtant se sont accomplies en sa personne.
Normalement, pour être reconnu, il faut que le signe qui nous parle soit un « signe » qui soit efficace pour « désigner » ce qu’on veut exprimer. Or il est absolument invraisemblable que les disciples d’Emmaüs aient assisté au dernier repas de Jésus avec ses disciples – 72 heures auparavant – et qu’ils en aient saisi le sens profond à partir de ce qu’on aurait pu leur en raconter – sans compter que ce que Jésus a fait avec eux n’est pas vraiment une « deuxième messe ».
Alors ce signe nouveau, à quoi fait-il écho dans le cœur des disciples ? En quoi la fraction du pain peut-elle faire penser à Jésus en dehors du signe du jeudi saint ? Cet événement nous pousse à imaginer qu’ils ont vécu l’une ou l’autre des multiplications de pain en Galilée, ou eu connaissance d’enseignements sur le pain de vie comme celui de la synagogue de Capharnaüm, où Jésus a dit bien avant sa mort : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6,58).
Ce pain, de la Parole et de l’Eucharistie, et toute occasion de partage des dons de Dieu, nous est donné pour que nous le partagions et soyons unis par la communion à une même source de vie. Que le Seigneur ouvre nos yeux à tous ses dons et nous donne l’audace d’en témoigner.
Paroisse Hebdo
Ce sont les paroles du Christ à ses Apôtres lorsqu'il vient les retrouver au Cénacle après sa résurrection. C'est le don qu'il nous fait : la paix avec Dieu, la paix entre nous, la paix à l'intérieur de nous.
C'est un don à recevoir, avec sa présence. La période que nous traversons suscite anxiété, agacements, impatience, inquiétude, révèle nos failles et nos limites. Que Jésus ressuscité nous fasse découvrir la paix que procure sa présence, dans nos maisons, dans nos familles, à l'intérieur de nous.
Cette paix, ce n'est pas à la manière du monde qu'il nous la donne. Ce n'est pas la paix de celui qui fait semblant de ne pas voir les problèmes (de toute façon en confinement on n'a pas le choix), ce n'est pas un apaisement émotionnel ou l'absence de culpabilité de celui qui est complice du mal. Elle peut cohabiter avec la souffrance, avec l'effort, avec certaines tempêtes, puisqu'elle révèle, en même temps qu'elle chasse, ce qui n'est pas de Dieu.
Elle a pour nom miséricorde, pardon mutuel, combat, relèvement, choix. Elle est avant tout l'oeuvre de l'Esprit-Saint et la victoire du Ressuscité.
Il nous reste trois semaines de confinement. Encore trois semaines! Plus que trois semaines... Qu'aimerions-nous vivre pendant cette période unique, que nous regretterions d'avoir manqué une fois ce temps écoulé? Dans ce numéro du Paroisse Hebdo, plusieurs propositions vous sont faites, du kit de prière à domicile au soin du couple, en passant par l'aventure gastronomique. A chacun d'être créatif et d'identifier ce dont il a besoin pour recevoir plus pleinement la paix du Christ.
Paroisse numérique
Paroisse Hebdo
Notre église est passée à l'ère du numérique: vidéos, directs, visio-conférence, réunions téléphoniques... Certains parmi les plus âgés d'entre nous ont pu se connecter sur YouTube, ou sur FaceBook... Même les prêtres se rassemblent sur Skype à l'invitation de leur évêque! Quelle révolution provoquée par la pandémie!
Si cette possibilité extraordinaire encourage la communication, elle n'est cependant pas accessible à tous, ni tout à fait l'idéal. Suivre la messe sur son téléphone ou son écran d'ordinateur a permis à beaucoup d'entre nous de garder un lien avec la communauté, de se sentir soutenus dans leur carême, de rester informé...
Nous espérons cependant que tout ceci cesse rapidement, car nous avons faim de l'eucharistie, nous avons soif de la réconciliation, nous avons la nostalgie de la communauté rassemblée pour louer le Seigneur. La communion virtuelle n'est pas la communion sacramentelle, et si ses effets, selon notre foi et notre désir, et avec la grâce de Dieu, sont équivalents, nous savons bien que ce n'est pas la même chose.
Nous sommes comme le peuple hébreu en exil à Babylone, notre terre promise nous manque, et nous ne pourrons pas nous satisfaire d'une liturgie par écrans interposés. Nous sommes de chair et de sang et nous avons besoin de voir, de sentir, de toucher, de participer, avec nos corps, notre sensibilité, notre affectivité, tout notre être.
Que ceux qui sont confinés à plusieurs n'hésitent pas à imaginer des liturgies domestiques pour célébrer la Résurrection ! Elles ne se substitueront pas à la celle de l'église paroissiale, mais elles favoriseront l'éclosion d'un climat de joie surnaturelle propre au Temps Pascal. Jésus est ressuscité ! Oui il est vraiment ressuscité! Ce n'est pas virtuel! Il est ressuscité dans la chair!
Programme de la semaine Sainte
Mardi 7 avril :
Jeudi 9 avril :
Vendredi 10 avril :
Samedi 11 avril :
Dimanche 12 avril :
Vous pourrez suivre ces événements via le site FaceBook de la paroisse ou la chaîne Youtube :
Paroisse Hebdo
La liturgie de l’Église sanctifie le temps, c’est pourquoi la semaine Sainte ne peut pas être reportée. Mais il est important de se rappeler que, même confinés, la période que nous vivons compte pour Dieu et ce temps nous est donné pour nous sanctifier. Renouveler nos cœurs dans l’espérance est donc une priorité très actuelle. Nous aurons à vivre la Semaine Sainte et les fêtes pascales de cette année sans nous rassembler physiquement. Mais nous serons unis par la pensée, la prière, et l’écoute de la parole de Dieu.
Alors, que nous soyons seul ou en famille, le défi est de taille, mais le relever est vital pour chacun d’entre nous. Car nous n’avons peut-être jamais eu autant besoin de passer, avec Jésus, de la mort à la vie, de l’isolement à la joie !
Si la possibilité de suivre les célébrations devant un écran est déjà̀ formidable, peut-être pourrions-nous aller plus loin. Nous réalisons que la liturgie du Triduum pascal (les trois jours saints) ne consiste pas à mimer les évènements du passé, mais à faire mémoire d’un seul et même mystère toujours présent : celui de l’amour de Dieu donné jusque sur la croix. Le Seigneur nous rejoint dans notre vie la plus concrète, Il ne reste pas étranger, Il reste bien présent. Nous pouvons donc nous y associer en habitant notre quotidien avec une plus grande profondeur, en vivant chacun des jours saints selon leur couleur particulière.
Oui, Jésus vient restaurer en nous la beauté et la sainteté que Dieu souhaite pour chacun d’entre nous. Il vient reconstruire le lien entre l’homme et Dieu, lien brisé par le péché. Il vient guérir les blessures, remettre l’homme debout. Il nous relève et nous rend capables de notre vocation. Ce que le péché avait détruit en nous, Jésus le reconstruit. Le mal n’a pas le dernier mot. Il ne l’aura jamais. Il peut abîmer, questionner, blesser, et même faire tomber… mais rien ne pourra lasser Jésus de reconstruire en nous la sainteté que nous avons reçue à notre baptême. Voilà la joie de Pâques, la joie de ce mystère !
Dimanche des Rameaux
Progamme de ce dimanche :
Vous pourrez suivre ces événements via le site FaceBook de la paroisse ou la chaîne Youtube :