Dimanche 29 mars à 11h00
Vendredi 27 mars à 18h00 (VATICAN)
Paroisse numérique
4 ième Dimanche de Carême
Chers frères et sœurs,
Nous sommes en guerre contre un virus ! Drôle de guerre, en vérité, qui nous laisse démunis et perplexes. Nous commençons à entendre parler de personnes contaminées parmi nos proches. Nous suivons l’actualité à chaque heure du jour et de la nuit, guettant la progression de l’ennemi, ses conquêtes territoriales, ses victimes. Sur la ligne de front, se trouvent les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, les ambulanciers, les forces de l’ordre...
Nos responsables politiques se réunissent en Conseil de défense ! Nous sommes en guerre et ce sont les chefs de nos armées. Certains peuvent poursuivre leur travail à l’extérieur car le télétravail leur est impossible : ils s’exposent pour le bien commun. D’autres, les plus nombreux, sont confinés à la maison. Certains ont la chance d’avoir beaucoup d’espace, et d’autres sont à l’étroit, les uns sur les autres. Et pour combien de temps ? Nous vivons des heures sombres qui pourraient bien modifier profondément notre manière de vivre.
Et nous, comment allons-nous combattre ? En respectant les consignes, en restant chez nous, bien sûr ! Mais encore ? En vivant ces journées si spéciales avec le Christ, notre frère, l’époux de l’humanité, lui qui connaît toutes choses, qui nous accompagne de sa présence, qui ne nous laisse jamais seuls. Il vit cette épreuve en nous, et nous la vivons en lui, par la foi. Il est notre modèle et il a partagé totalement notre condition humaine, à l’exception du péché. Demandons-nous comment Jésus agirait, lui qui a été confiné 30 ans à Nazareth, pendant sa vie cachée.
Les réseaux sociaux remplissent notre besoin de communication, nous guettons les nouvelles avec avidité, nous bavardons parfois sans discernement... Jésus nous invite à le suivre dans la vie simple, discrète et aimante de Nazareth. Il nous enseigne la leçon du silence, du recueillement, du calme, de la prière, personnelle et familiale. La vie de la Sainte Famille nous apprend aussi l’attention fraternelle, le service aimant de nos proches, l’obéissance mutuelle, l’entraide avec nos voisins, nos familles, ceux dont nous nous sentons responsables.
Soutenons-nous dans l’Espérance, la Confiance et l’Amour. Le monde a besoin de ces trésors que nous avons reçus pour les partager !
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Paroisse numérique
Neuvaine de l'Immaculée Conception
Signe de notre espérance
Dimanche 15 mars
Toutes les messes sont annulées.
Ce dimanche la Cathédrale reste ouverte de 9h00 à 18h00.
Le Saint Sacrement sera exposé.
Saint-Joseph
3 ième Dimanche de Carême
« Le plus difficile pour moi, c’est de ne pas se saluer... et ce que je crains, c’est qu’on en prenne l’habitude ! » Exclamation simple et sincère d’une personne à qui je faisais comprendre qu’il valait mieux ne pas se serrer la main... Les annonces alarmistes, (décompte du nombre de victimes heure après heure), abondamment relayées par les réseaux sociaux, occupent toute l’attention et nos conversations. Peur de l’épidémie ou épidémie de la peur ? L’avenir nous le dira.
Face à cela, comment réagir en chrétiens ? D’abord comme des humains raisonnables et non comme des moutons paniqués. Bien sûr, des mesures de prudence s’imposent. Elles sont une forme d’humilité devant un phénomène que l’on ne maîtrise pas, des petits moyens à portée de tous dont les conséquences peuvent être importantes, d’abord pour les plus fragiles.
Mais elles ne doivent pas nous inciter à nous replier sur nous-mêmes, fuir toute relation et oublier la plus élémentaire humanité. Au contraire, dans toutes les grandes épreuves collectives, les vrais chrétiens se sont illustrés en pensant d’abord aux autres, en allant au secours des victimes parfois au péril de leur vie, en montrant l’exemple d’une véritable fraternité.
Pensons déjà simplement aux personnels de santé qui se dépensent sans compter. Notre réaction doit être aussi spirituelle. Dans certaines régions, les chrétiens ne peuvent plus se réunir pour la messe. Soyons conscients de la grâce que nous avons de pouvoir célébrer ensemble le Seigneur et le recevoir dans le sacrement de son Corps et de son Sang.
Renouvelons aussi notre intimité avec Lui, qui est toujours présent « dans le secret », même si nous ne pouvons nous réunir. Portons dans notre prière ceux qui sont particulièrement touchés par cette épreuve. Et surtout, plaçons notre espérance dans le Christ ressuscité, vainqueur du mal et de la mort. Dans un discours récent, le cardinal Turkson a encouragé les chrétiens : « Que les efforts déployés pour contenir la propagation du coronavirus soient accompagnés de l'engagement de chaque fidèle pour le plus grand bien : la reconquête de la vie, la défaite de la peur, le triomphe de l'espoir. » Que ces paroles puissent nous inspirer !
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2 ième Dimanche de Carême
Abraham était au terme de sa vie, quand le Seigneur l’appela : « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va vers le pays que je te montrerai ». Pourtant sa vie semblait réussie, arrivée à son terme et nous pouvons imaginer qu’il espérait un repos bien mérité.
Mais il s’est laissé appeler, bousculer et même déranger. Et le voilà parti pour une nouvelle vie, une aventure humaine et spirituelle sans précédent, que seule la Foi permet.
Pierre, Jacques et Jean eux-aussi ont connu le saut de la Foi. Ils sont entraînés par Jésus, aujourd’hui sur le Thabor, et dans quelques semaines sur le Calvaire. Aujourd’hui la gloire, demain la croix... Avec tout ce qu’ils sont, ils essayent de suivre le Christ. Ils n’y arriveront pas toujours. Mais au final, ils iront jusqu’au bout. Quel destin étonnant pour ces trois pêcheurs du lac de Galilée !
Oui, la vie chrétienne est une aventure. Elle ne peut pas être un « long fleuve tranquille ». Suivre Jésus n’est pas de tout repos. Ceux qui s’y essayent, connaissent des joies mais aussi des épreuves, passent par le Thabor comme par le Calvaire. Tous font l’expérience de devoir quitter leur confort : le confort de celui qui ne cherche pas la vérité. Le confort de celui qui préfère le plaisir immédiat à la joie durable. Le confort de celui qui vit sa vie pour lui, et n’est pas prêt à la donner. Comme l’écrit saint Paul, vouloir participer à l’annonce de l’Evangile exige de prendre part au combat spirituel, et donc aux souffrances qui accompagnent la vie de tout témoin du Christ.
Mais me direz-vous, pourquoi se lancer dans une telle aventure ? Parce que nous avons été « appelés à une vocation sainte ». Nous avons été choisis pour être des saints, c’est-à-dire pour participer à l’œuvre de Dieu ! Voilà où est notre bonheur ! Voilà le saut de la Foi qui nous est proposé cette semaine. Alors n’ayons plus peur et suivons-Le !
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1 ier Dimanche de Carême
Attention ! Un très méchant virus – qui ne vient pas de Chine et qui ne frappe pas que l’hiver – sévit en ce moment.
Ce virus, c’est le péché. Il empêche ses victimes de véritablement aimer et d’être aimées.
Il éloigne de Dieu, sépare d’avec les autres, et sème le désordre intérieur, jusqu’à la pneumonie spirituelle qui peut être mortelle pour l’âme. En outre, comme il est très contagieux, chacun est appelé à la plus grande responsabilité pour éviter d’être contaminé, protéger son âme, limiter les effets du virus en soi, et éviter de contaminer quelqu’un d’autre.
Ne cédez pas à la panique !
En effet, l’Eglise connaît un moyen antique et éprouvé de lutter contre cette maladie. Pour cela, il faut entrer en quarantaine.
Une quarantaine très particulière à vivre : le Carême. Quarante jours pour que le vaccin de la prière, de l'aumône et de la pénitence nous permette d'être en rémission. D’être véritablement sauvés de cette mort qui guette le malade, grâce à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, sauveur de tous les hommes, à Pâques.
Malheureusement, ce remède est impuissant face à ceux qui pensent qu'ils ne seront jamais atteints ou qu'ils guériront tout seuls. Il perd gravement de son efficacité quand on ne met pas entre parenthèses les réalités superficielles : réseaux sociaux, bruit des médias, séries, jeux vidéo, smartphone... bref : qu’on vit superficiellement le Carême et ses moyens. Or, la prière reconnecte le malade avec Dieu et donne à respirer l’Esprit-Saint, antidote à la pneumonie. La pénitence et les efforts lui permettent de restaurer son unité intérieure.
L’aumône ou le partage lui obtiennent de rétablir des liens fraternels brisés par le virus.
Enfin, si vous êtes touchés par ce virus, surtout ne vous isolez pas, mais vivez entre frères et sœurs la sainte quarantaine, bien unis en Jésus-Christ dans ce combat !
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Fraternités missionaires de proximité
Les amis de la Cathédrale