34 ième Dimanche du temps ordinaire
Les bâtisseurs de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens ont voulu offrir aux siècles à venir une extraordinaire catéchèse de pierres. Nous le constatons lorsque nous contemplons le portail central. En bas, l’archange Saint Michel pèse les âmes des défunts, non sans faire pencher la balance du côté de Dieu.
A l’étage intermédiaire, les deux voies qui nous sont proposées : vers la damnation ou vers la gloire. En haut, le Christ, les bras ouverts, assis sur son trône de gloire, mais montrant les plaies de son corps. Le Christ est Roi de l’univers, c’est la solennité que nous célébrons ce dimanche.
« Christ » et « Roi ». Nous avons du mal, aujourd’hui, à associer ces deux mots. La royauté nous semble un pouvoir absolu, qui viendrait contraindre notre liberté. Oui, Jésus, vrai homme et vrai Dieu, a été oint par son Père pour exercer sa royauté sur tous les hommes et sur toute la création. Cette royauté lui revient de droit, parce que c’est par lui que tout a été fait.
C’est lui qui, par sa mort et sa résurrection, est l’auteur de la création nouvelle, réparée du péché, réconciliée avec Dieu. C’est lui qui reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts. Mais pendant notre existence sur la terre, c’est de manière volontaire que nous avons à accueillir la royauté du Christ sur notre vie, pour pouvoir entrer dans son Royaume.
Comment le Christ règne-t-il sur notre vie, dans notre famille, sur nos activités, nos relations, notre travail, nos joies et nos soucis ? C’est la question que nous pouvons nous poser ce dimanche. Est-ce que nous le faisons entrer concrètement dans notre existence, lui faisant partager ce qui est important pour nous ? Est-ce que nous le prenons comme référence lorsque nous avons des choix à faire ?
Prions l’Esprit-Saint pour qu’il nous permette d’accueillir du fond du cœur cette royauté qui nous ennoblit, et nous fasse aussi reconnaître ce qui en nous lui résiste encore.
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Exposition d'Art
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33 ième Dimanche du temps ordinaire
Pendant le mois de novembre, l’Eglise nous invite à prier plus particulièrement pour les défunts. Pourquoi une telle demande ? Pourquoi les défunts auraient-ils besoin de prières ? Ne rejoignent-ils pas Dieu directement après leur mort ?
Le catéchisme de l’Eglise catholique nous dit que « seuls ceux qui meurent dans un état d’amitié parfaite avec le Christ » entrent directement au Ciel. Ce ne sera peut-être pas le cas pour chacun! S’il reste en nous des traces de péchés au dernier jour de notre vie ici-bas, le Seigneur, dans sa grande Miséricorde, viendra nous guérir en profondeur de toutes les blessures occasionnées par le péché avant d’aller au Ciel.
Cette étape de purification est appelée « purgatoire », un mot qui nous dérange peut-être. Mais attention, ce n’est pas un lieu de torture, par laquelle Dieu se vengerait de nos fautes. C’est tout le contraire ! Le purgatoire est une étape à la fois joyeuse et douloureuse. Joyeuse, car l’âme qui traverse cette purification est sûre d’aller au Ciel. Elle veut cette purification pour elle et pour Dieu, afin d’entrer toute pure dans la joie éternelle. Douloureuse car cette rencontre définitive est retardée par cette purification nécessaire.
Le purgatoire ne correspond donc vraiment pas à ce que nous pouvons souvent imaginer. Dieu respecte nos choix ici-bas et la purification qu’Il nous offre n’est que l’occasion de pouvoir l’accueillir avec plus de disponibilité et de joie.
Le saint curé d’Ars parlait du purgatoire en employant l’image de « l’infirmerie du bon Dieu » : Dieu nous donne cette grâce immense d’être définitivement guéris de toutes ces blessures du péché. Alors changeons notre regard sur le purgatoire, et accueillons cette réalité comme un véritable cadeau de la Miséricorde du Seigneur !
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Parrains d'Avent
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32 ième Dimanche du temps ordinaire
Chers frères et sœurs, lorsque le Président Macron s’est rendu à Rome, le Saint Père lui a offert un médaillon de Saint Martin : « C'est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres... e tutti siamo poveri (et nous sommes tous pauvres) », a insisté le pape François.
Le 11 novembre, l'Église rappelle saint Martin, évêque de Tours, l'un des saints les plus célèbres et les plus vénérés d'Europe. Né de parents païens en Pannonie, l'actuelle Hongrie, vers 316, il fut destiné par son père à la carrière militaire. Encore adolescent, Martin découvrit le christianisme et, surmontant de nombreuses difficultés, il s'inscrivit parmi les catéchumènes pour se préparer au Baptême (à Amiens !).
Il reçut le sacrement vers l'âge de vingt ans mais dut rester encore longtemps dans l'armée, où il donna un témoignage de sa nouvelle manière de vivre. Il était respectueux et compréhensif envers tous, traitait son serviteur comme un frère et évitait les divertissements vulgaires.
Lorsqu'il termina son service militaire, il se rendit à Poitiers, en France, auprès du saint évêque Hilaire. Ordonné diacre et prêtre par ce dernier, il choisit la vie monastique et fonda, avec quelques disciples, le plus ancien monastère connu en Europe, à Ligugé.
Environ dix ans plus tard, les chrétiens de Tours, restés sans pasteur, l'acclamèrent Évêque de Tours. Martin se consacra alors avec un zèle ardent, à l'évangélisation des campagnes et à la formation du clergé. Même si de nombreux miracles lui sont attribués, saint Martin est surtout célèbre pour un acte de charité fraternelle.
Alors qu'il était encore jeune soldat à Amiens, il rencontra sur la route un pauvre transi de froid et tout tremblant. Il prit alors son propre manteau, le partagea en deux avec son épée et en donna la moitié à cet homme. La nuit même, Jésus lui apparut en songe, souriant, enveloppé dans ce même manteau.
Chers frères et sœurs, dimanche 17 novembre, c’est la journée mondiale des pauvres, voulue par le Pape François. A l’image de saint Martin, partageons le manteau de notre charité en participant, avec nos invités, à un repas dans la cathédrale. Notre évêque sera parmi nous pour témoigner avec nous de la primauté de l’Amour!
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11 novembre - Saint Martin
31 ième Dimanche du temps ordinaire
Il y a quatre ans quasiment jour pour jour, notre pays subissait une attaque sans précédent. Les attentats de Paris, les plus meurtriers depuis la 2ème guerre mondiale, faisaient 130 morts et plus de 400 blessés. Paris, « la capitale qui porte la bannière de la Croix » selon les mots de l’Etat islamique, était frappée en plein cœur. La France, dans son identité, était visée. Et depuis, la guerre n’a pas cessé.
Des policiers à Magnanville, des familles et leurs enfants à Nice, le père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray, des soldats français morts loin des leurs en luttant contre les foyers de ce terrorisme qui nous frappe encore. Et tout dernièrement quatre fonctionnaires de la Préfecture de police qui ont été assassinés par cette barbarie.
Et c’est en faisant mémoire de ces évènements, de toutes ces victimes, que nous entendons l’évangile d’aujourd’hui. Comment ne pas l’entendre avec une émotion particulière ? Pourtant l’annonce des persécutions et des guerres ne doit pas nous faire perdre la paix du cœur : « ne soyez pas terrifiés » nous dit Jésus.
Le Seigneur veille, et compte sur notre persévérance, notre fidélité. Voilà la plus belle réponse que Jésus nous offre au déchaînement du mal : notre fidélité à croire et à rendre témoignage ! Voilà même la fécondité sans doute que Dieu donnera à ces épreuves : « Cela vous amènera à rendre témoignage » explique Jésus.
Le démon se déchaîne, mais se trompe et se prend à son propre piège. Nous sortirons plus fervents de ces temps troublés, et des vrais témoins se lèveront. Beaucoup de nos frères éprouvés, troublés, touchés auront besoin de trouver auprès de nous cette espérance et cette force d’âme qui nous font tenir debout. C’est le service urgent que nous avons à rendre à notre pays aujourd’hui, alors prions avec confiance !
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