4 ième dimanche de Carême
Ce dimanche est bien particulier : c’est le dimanche de Laetare. Laetare, cela signifie « réjouis-toi ! »
Tel est le premier mot de l’antienne d’ouverture de la messe, tiré du livre d’Isaïe : « Réjouissez-vous avec Jérusalem ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui la pleuriez ! » (Isaïe 66, 10)
Confronté à l’épreuve de l’exil à Babylone, le peuple hébreu est pourtant invité à se réjouir. Non parce que tout va bien pour lui, mais parce que le Seigneur, par la voix du prophète, promet à son peuple une consolation : « Car le Seigneur le déclare : « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve et, comme un torrent qui déborde, la gloire des nations. » (Isaïe 66, 12)
Dans notre marche du Carême, ce dimanche annonce déjà pour nous la joie de Pâques. Il nous invite à un profond regard de foi sur la Passion de Jésus. Sa croix est pour nous un motif de joie car par elle nous sommes sauvés. Dans le Christ, Dieu nous a aimés jusque-là. Loin de nous pousser à nous relâcher pendant les dernières semaines du carême, ce dimanche nous fait comprendre que le travail de notre conversion n’est pas un joug pesant placé sur nos épaules, mais la condition pour trouver la vraie joie.
Il nous invite à poser aussi un regard d’espérance sur nos croix du quotidien, et aussi sur le moment douloureux que traverse notre Eglise : « Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ; et vos os revivront comme l’herbe reverdit. Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs. » (Isaïe 66, 13-14).
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3 ième dimanche de Carême
Quelques jours seulement après la fête de saint Joseph, l’Eglise nous offre une deuxième « pause » dans notre carême ! Lundi 25 mars, nous pourrons en effet nous arrêter une nouvelle fois, pour méditer cette grande solennité de l’Annonciation. Car nombreux sont les enseignements à tirer de cet événement.
Ainsi regardons combien cet événement inouï, va bouleverser la face du monde : Dieu va venir parmi nous, Dieu va se faire l’un de nous, Il va s’incarner, Il va prendre sur Lui notre condition d’Homme ! Et tout ceci va se dérouler dans le secret le plus absolu et le silence d’une petite chambre de Nazareth ! Si nous savions tout ce que Dieu continue de faire, encore en ce moment même dans le secret des cœurs, je crois que nous serions bien moins découragés sur l’état du monde.
Un autre enseignement : le « oui » de Marie. Dieu a voulu en avoir besoin. L’amour de Dieu a besoin de l’engagement de notre liberté pour sauver ce monde. Réalisons-nous la confiance que le Seigneur nous accorde encore à nous aujourd’hui ? Et aussi : nous sommes touchés de voir l’enfant Jésus dans la crèche. Mais imaginons-le dans le sein de Marie. Embryon, qui réjouira déjà Élisabeth et Jean-Baptiste en elle.
La vie sur terre de Jésus commence donc là, le 25 mars et non pas le 25 décembre ! Encore aujourd’hui, Jésus n’agit pas seulement quand Il est visible aux yeux des hommes. Non, caché derrière les apparences du pain et du vin, nous Le portons à notre tour pour vivre avec Lui et Le donner au monde ! Depuis ce 25 mars, Jésus est là, présent !
Alors profitons de cette grande solennité pour retrouver la joie de Le savoir avec nous. Prenons du temps, à l’exemple de la Vierge Marie, pour méditer à notre tour cette Parole Vivante !
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2 ième dimanche de Carême
Mardi nous célébrons la fête de Saint Joseph, si cher à notre Pape François. C’est à sa demande que nous citons désormais, à chaque messe, lors de la prière eucharistique, le nom de Joseph, époux de Marie. Quelle fut la mission de Joseph ? Dans l’Evangile nous entendons que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24).
Voici la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné saint Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle ».
Joseph est donc le gardien du Corps du Christ dont nous sommes les membres. Il prend soin de chacune des petites cellules de ce corps que sont nos familles, nos fraternités, nos communautés, nos paroisses. Son attitude avec nous est celle qu’il eut avec la Sainte Famille et dont nous avons le témoignage dans les Evangiles.
C’est un homme juste, respectueux de l’autorité civile, maître de lui-même, capable de réagir rapidement en cas de danger ; un homme qui sait prendre des décisions, un homme serein, un artisan qui sait s’adapter, se constituer une nouvelle clientèle à chaque déménagement ; un homme au cœur large, discret, de peu de paroles ; un homme chaste, aimant, fiable ; un homme de prière, attentif à la volonté de Dieu et résolu pour l’accomplir quand il l’a comprise... bref un modèle d’homme, d’époux et de père !
Je vous invite à vous confier à Saint Joseph tout au long du mois de mars qui lui est consacré. Priez-le en particulier pour les hommes, afin qu’à l‘image de Saint Joseph, ils soient selon le cœur de Dieu !
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1 ier dimanche de Carême
Avec le Carême, l’Eglise nous offre une thérapie de quarante jours. Quarante jours pour nous appliquer à mener pleinement notre vie chrétienne et dégripper notre âme de ce qui la paralyse. Quarante jours où Dieu va agir en nous, si nous lui ouvrons la porte ! Concrètement, cette thérapie de choc peut se résumer en trois P : Prière, Pénitence et Partage.
PRIERE : Voici un temps favorable pour remettre Dieu à la première place dans notre vie. Appliquons-nous à soigner nos différentes manières de prier : prière du matin et du soir (et si on récitait la belle prière de l’Angélus, ou une dizaine de chapelet ?), participation à la messe (pourquoi ne pas profiter du Carême pour venir gratuitement à la messe en semaine ?), à l’office divin (les laudes et les vêpres sont chantées régulièrement à la Cathédrale), cœur à cœur avec notre Seigneur dans l’adoration du Saint-Sacrement, chemin de croix qui nous unit à la Passion du Christ, lecture méditée de la Parole de Dieu... A chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.
PENITENCE : Elle libère notre âme de ce qui l’entrave. Elle a une dimension corporelle : l’Eglise nous propose de jeûner le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint et de nous abstenir de viande (manger plus simplement) les vendredis. Nous pouvons aussi faire pénitence sur des choses qui prennent trop de place dans notre vie (les écrans, les achats, les paroles mauvaises, etc...). La dimension spirituelle de la pénitence passe par la prière et le sacrement de réconciliation (confession) dans lequel nous ouvrons notre cœur au pardon de Dieu. C’est le cœur du Carême.
PARTAGE : Le Carême est l’occasion idéale pour remettre en marche la machine de la charité, souvent essoufflée par les tracas du quotidien. Tournons-nous vers les autres, dans une attention renouvelée, mais aussi une aide matérielle envers ceux qui en ont besoin. Partage d’un sourire, d’un moment, mais aussi ouverture concrète de notre main et de notre porte-monnaie ! Que le Seigneur nous entraîne à sa suite, jusqu’à la joie de la résurrection !
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Cathédrale d'Amiens
Carême 2019
8 ième dimanche du temps ordinaire
Ce n’est pas un péché, ni une honte d’être tenté. Les saints ont eux aussi connu de grandes tentations, et dans tous les domaines. Car le combat spirituel fait partie de l’histoire des hommes, depuis que le démon, cette créature révoltée, tente de nous entraîner dans sa rébellion.
Adam et Eve ont été les premiers à connaître la tentation et ils sont tombés. Alors Jésus, voulant partager la vie des hommes a consenti à connaître, Lui, aussi, l’épreuve de la tentation ; mais Lui, Il n’est pas tombé !
Le carême est par conséquent un temps d’entraînement pour devenir plus fort, plus aguerri dans le combat spirituel que nous avons tous à mener. Nous prions davantage, car nous ne pouvons rien sans Dieu dans ce combat. Nos privations, elles, nous rendent plus libres intérieurement. Elles nous apprennent à dire non, pour mieux dire oui au bien. Nos actes de charité, eux, réparent le mal que nous avons pu faire, puisque faire le bien a toujours été la meilleure réponse au mal.
Mais attention, on ne choisit pas ses tentations, même si parfois notre imprudence, plus ou moins coupable, peut les susciter ou les nourrir. En revanche, on peut choisir de mener courageusement le combat, sans renoncer ni déserter. Et ainsi, on retourne le mal contre lui-même en faisant de ces tentations autant d’occasions de choisir Dieu, et de lui témoigner notre fidélité.
Et si jamais nous tombions, ne perdons pas de vue qu’il nous restera toujours le choix de nous laisser relever, de nous confier à la Miséricorde et de repartir. Cela consolera le Seigneur, et lui permettra de nous aider à grandir en sainteté ! En toute circonstance, nous serons ainsi vainqueurs avec Lui, et/ou Lui sera vainqueur en nous !
Courage et bon carême ! N’aimons pas à moitié !
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